Journal d'un taupin

09/12/09

Le couloir de la mort

Tout a-t-il changé à Faidherbe ? Non ! Fort heureusement, certaines choses semblent être immuables : les alarmes incendies plus fréquentes que les sonneries de cours, l'amour de M. Carpentier pour le créneau horaire 11H55 - 12H15, les douches et dégondages, la bêtise des HEC, les queues de la cantine, l'inutilité des khâgneux, les pommes de terre de la cantine, les rondes de Madame K le jeudi soir...

Mais malgré les changements, les rénovations, quelque chose n'a pas changé depuis que je l'ai connu (et habité pendant un an): le COULOIR DE LA MORT.

Le couloir de la mort, ou troisième étage du bâtiment G

Dit comme ceci, cela peut-être inquiétant. En réalité, notre couloir de la mort n'est rien d'autre que le troisième étage du bâtiment G. De mon temps (en 214 A.X.), il était inutile de rajouter "du bâtiment G" si l'on parlait du troisième étage, cela allait de soit.

Cet étage était (et reste, aujourd'hui encore) le dernier étage non rénové des internats faidherbards ; il se trouve que, de mon temps, il était occupé par les garçons de PCSI (et quelques MPSI isolés), réputés plus fêtards et perturbateurs que les autres.

Cet étage était dans un état déplorable ; encore cette année, une porte vitrée de douche s'est écroulée sur l'une de mes bizûthes prenant sa douche.


Comme le montrent les photos, l'état des chambres était assez médiocre. La pire d'entre elle était une chambre surnommée Sangatte. La raison en est simple: les quatre occupants de la chambre étaient étrangers, et celle-ci était dans un état pitoyable. Au bout de quelques semaines, celle-ci est rapidement devenu insalubre : de vieux plats gisaient par terre, au milieu des cours et des papiers. En novembre, l'administration a finalement décidé d'évacuer la chambre, et de la fermer à clef pour rénovations.

Par magie (!), il a été possible à certains de pénétrer dans la chambre par la suite, et de prendre les photos suivantes (avec, fort heureusement, parfois un peu de mise en scène):




Derrière cette dernière photo se cache une histoire amusante: au milieu de la nuit, l'une des attaches du lit du dessus avait lâché, et l'étudiant du dessus est tombé sur celui du dessous (si vous avez trouvé l'inverse, vous avez fait une erreur d'orientation). Par la suite, ceux-ci ont continué de dormir sur le-dît lit, les deux étant recroquevillés dans le coin le plus sûr.

En ce qui concerne le trou dans le mur, celui-ci est le souvenir de l'un des nombreux douchages survenus dans cette étage. Qu'est-ce qu'un douchage ? Voici un schéma en image de synthèse pour vous faire comprendre le procédé (l'auteur tient à préciser qu'il n'a jamais été impliqué dans de tels comportements, qu'il juge par ailleurs inadmissibles):


Une autre cérémonie, très courante également, est celle du dégondage : voici une seconde image de synthèse. Le visage du modèle ayant participé à la simulation a été masqué, de peur que l'on puisse imaginer qu'il ait pris part à de tels événements, qu'il juge par ailleurs inadmissibles:


Notons que l'administration a par ailleurs déclenché un important dispositif pour enrayer cette tradition immonde : toutes les personnes ayant été dégondées ont eu des permanences supplémentaires et des rapports.

Le couloir du troisième étage est vite devenu un lieu dangereux : voici une image (non truquée malheureusement), présentant un PO errant après la journée Panthère Rose (le visage a été flouté) :


En prépa, on vit des choses formidables...

07/12/09

Forum des écoles

J'avais fais des photos avec mon téléphone, mais en une semaine, je n'ai pas réussi à me procurer le câble de celui-ci, ni un adaptateur micro-SD.... il faudrait donc se contenter d'un texte sans images.

Chaque année, les infinis fraîchements intégrés reviennent l'espace d'une journée pour présenter leurs écoles aux bizûths admiratifs, et aux khârrés inquiets. Il faut avouer qu'en sup ou en spé, les taupins ne connaissent pas grand chose des grandes écoles. Celles-ci ne sont que des noms, plus ou moins prestigieux, et il faut aller à la rencontre des élèves pour ne pas avoir à faire confiance aveuglément aux classements de magazines lors de la constitution de la liste de vœux. Pour les infinis, c'est aussi la grande joie de revoir ses camarades de malheur prépa le long d'une longue journée ; nous ne nous étions pas revu depuis le départ aux oraux, en juin dernier.

Le lycée Faidherbe m'avait manqué ! Peu après neuf heures, j'ai bu le mythique café faidherbard qui nous était proposé avec presque la larme à l'oeil (mais peut-être pas uniquement à cause de l'émotion).

De 10H00 à 17H00, j'ai donc fidèlement tenu mon stand "Ponts et Chaussées", entre l'ENSTA et Centrale Lille. C'est un travail très pénible: il consiste à répéter plus ou moins la même chose, et répondre aux mêmes questions:

- "A l'Ecole Nationale des Ponts et Chaussées, vous faîtes autre chose que des Ponts ?"

- "Vous y faîtes quoi, aux Ponts et Chaussées ?"

- "Vous ne faîtes que du génie civil ?"

- "Est-ce que vous faîtes du génie civil ?"


J'ai donc pu m'amuser, pendant une journée entière, et répéter que "l'Ecole des Chaussées est la plus vieille école d'ingénieur civile du monde ; elle a été fondée plus d'un siècle avant la révolution industrielle, et à cette époque, il n'y avait pas grand chose d'autres que des ponts et des chaussées à construire, ce qui explique le nom".

Les élèves arrivés à 10H00 ont pu voir un discours passionné ; ceux de midi auront notés une légère baisse dans la motivation. Ceux de 16H30 se seront fait accueillir par un bref "Si vous avez des questions à poser, n'hésitez pas..."

A 17 heures, nous avons été invité en G006 où nos chers professeurs de PSI* nous attendait avec notre dernier apéro merci à eux ! Preuve de notre attachement, ceux-ci n'ont pas réussi à nous mettre à la porte avant 18H20. Petite déception toutefois ; notre professeur de S2I n'a pas pu venir ce vendredi.

Le temps de partir sur Lille pour un repas de khlâsse (où nous avons croisé des membres du KB des promotions 207 à 209), de se balader dans les rues Lilloises, de se faire traiter de "cul de paille" par de jeunes racailles devant les halles, de rentrer sous la bruine après le dernier métro... et me voici, au matin, reparti vers Paris.

21/11/09

Retour à Faidherbe !

Vendredi 20 novembre 2009 a eu lieu l'éternel Forum des Ecoles de Faidherbe. Ayant un jeudi après-midi vacant, j'ai pu prendre le premier TGV en direction de Lille-Flandres, et remonter dans le Nord pour la première fois depuis mon départ pour les oraux, en juin dernier.

Que d'émotions ! La sinistre banlieue nord parisienne fait rapidement place aux champs picards, puis aux terrils, et enfin aux maisons en brique rouge qui annoncent la métropole lilloise.


Le temps d'acheter quelques tickets de métro verts, de s'engouffrer en direction de Saint-Filibert, et de m'élancer depuis Porte de Douai vers le lycée. Mes khârrés 215 préférés forment un petit comité d'accueil ; il m'est demandé de raconter ma vie devant les bizûths 216 ravis de prolonger leur éternelle pause du jeudi.

Avec plusieurs infinis PSI*, nous rendons visite à Desrouss' et JPB, nos chers profs de spé durant la séance de TIPE. Un kebab et un repas à base de pomme de terre à la cantine plus tard, après avoir visité quelques internats, je pars me coucher pour me préparer à l'épreuve du lendemain... le forum.



 

09/11/09

Stage ouvrier à la SNCF

Le parcours de l'élève-ingénieur est parsemé de stages ; aux Ponts, il y en a trois: le stage ouvrier, le stage scientifique, et le stage d'ingénieur.

Cependant, contrairement aux autres écoles, le stage ouvrier a lieu très tôt : après une semaine de conférences d'ouverture, les étudiants fraîchement rentrés sont partis pour un mois de stage.

Le stage ouvrier, ou « stage d'immersion professionnelle en poste d'éxecutant » de façon plus politiquement correcte, permet de découvrir le monde du travail pendant un mois.

Certains sont partis travailler dans des supermarchés, d'autres sur des chantiers... j'ai pour ma part fini à la SNCF, au centre de maintenance de Villeneuve Saint-Georges, en tant qu'«opérateur de maintenance sur rame à grande vitesse».










Pendant un mois, j'ai été chargé de changer des assises de sièges, démonter du matériel de bord... et en fin de stage, de piloter des TGV (ou de les tracter) sur quelques kilomètres pour les changer d'une voie de garage à l'autre !

08/11/09

Conférences inaugurales

La semaine de la rentrée, une série de conférences inaugurales ont pris place dans l'amphithéatre Cauchy (ancien élève de l'École), leçons d'ouverture animées par de grands noms de la science, avec entre autre Jean Salençon, président de l'Académie des Sciences.

Le site de l'École (qui, bien qu'imparfait, change agréablement de celui de Faidherbe), propose les enregistrements audio et des photos sur la page suivante.

Voici quelques photographies des différentes leçons, tirées du site officiel, vous permettant d'apercevoir notre cher amphithéatre, où les cours d'économie, de mécanique et d'analyse nous sont présentés.

L'entrée de l'amphi Cauchy...


Notre professeur de physique quantique, en duo avec Cauchy, en fond


Petit jeu: votre cher infini favori est présent dans deux de ces photos... Saurez-vous le retrouver ?

27/09/09

Et maintenant ?

Il y a deux ans et quelques jours, je prenais, incertain, le TGV pour Lille. Élève de terminale assez moyen, je ne me doutais pas réussir à intégrer une «grande école». J'avais promi, à quelques camarades de lycée, de tenir compte de mes aventures passionnantes sur internet, pour que l'on puisse garder contact. J'ai tenté, tant bien que mal, de le faire, malgré parfois un grand manque de motivations, et d'idées.

Il faut avouer que je n'ai pas vraiment réussi à faire partager ce que j'ai vécu. Malgré tout, certains irréductibles osent avouer qu'ils ont aimé lire ce qui était présent ici, et m'ont demandé de tenter de parler de l'école d'ingénieur. Comme si cela intéressait quelqu'un ! La prépa, on y arrive avec appréhension. L'école est un soulagement ; qui s'inquiète d'y rentrer, où aimerait voir ce qu'on y fait ? Je reste partagé sur la question.

Fort heureusement, la nouvelle LSD HX4 (de l'année 216) a lancé son propre blog «Journal d'une taupine». Il est dans la lignée (et, il faut le dire, bien plus intéressant et rempli) du journal que vous avez sous les yeux. Je vous invite à aller le voir, le lire, le dévorer, et le suivre régulièrement !

Bonne vie à tous les infinis, bonne continuation aux actuels taupin-e-s, et évidemment, bonne chance à tous ceux qui, je l'espère, continueront de remplir les bancs de Faidherbe.

10/09/09

Résultats

Après le 19 juillet, date des oraux, il faut attendre, et terminer sa liste de vœux. La pile des plaquettes envoyées par les écoles dépasse largement le mètre (véridique!) ; pourtant, j'ai jeté de nombreuses enveloppes d'écoles de CCP sans même les avoir ouvertes.

Les résultats des oraux de Centrale tombent le 27 juillet, ceux de Mines-Ponts le 28. Il est douteux de publier les notes obtenues; je ne mets les miennes qu'à titre indicatif, et uniquement celles que j'ai obtenu au concours Mines-Ponts, puisque c'est sur ce concours que j'ai finalement intégré:

Devinez à cause de quelle note je n'ai pas eu les Mines ?

Le 29, les barres de Centrale et des Mines tombent, et le 30 vers 13H30, le site Scei dévoile finalement les résultats:

Tremblant et suant, on se connecte...


Et Et les résultats tombent !
(ma liste de vœux est censurée pour éviter qu'on s'en inspire ou qu'on vienne râler en commentaire ; l'unique chose à retenir, c'est qu'il faut mettre les Ponts devant Centrale)

Devinez sur quel bouton il ne faut pas cliquer...


Les vacances seront courtes...


(notons que je n'ai plus qu'un mois de retard dans le récit de mes aventures épique !)

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