Tout a-t-il changé à Faidherbe ? Non ! Fort heureusement, certaines choses semblent être immuables : les alarmes incendies plus fréquentes que les sonneries de cours, l'amour de M. Carpentier pour le créneau horaire 11H55 - 12H15, les douches et dégondages, la bêtise des HEC, les queues de la cantine, l'inutilité des khâgneux, les pommes de terre de la cantine, les rondes de Madame K le jeudi soir...
Mais malgré les changements, les rénovations, quelque chose n'a pas changé depuis que je l'ai connu (et habité pendant un an): le COULOIR DE LA MORT.

Le couloir de la mort, ou troisième étage du bâtiment G
Dit comme ceci, cela peut-être inquiétant. En réalité, notre couloir de la mort n'est rien d'autre que le troisième étage du bâtiment G. De mon temps (en 214 A.X.), il était inutile de rajouter "du bâtiment G" si l'on parlait du troisième étage, cela allait de soit.
Cet étage était (et reste, aujourd'hui encore) le dernier étage non rénové des internats faidherbards ; il se trouve que, de mon temps, il était occupé par les garçons de PCSI (et quelques MPSI isolés), réputés plus fêtards et perturbateurs que les autres.
Cet étage était dans un état déplorable ; encore cette année, une porte vitrée de douche s'est écroulée sur l'une de mes bizûthes prenant sa douche.
Comme le montrent les photos, l'état des chambres était assez médiocre. La pire d'entre elle était une chambre surnommée Sangatte. La raison en est simple: les quatre occupants de la chambre étaient étrangers, et celle-ci était dans un état pitoyable. Au bout de quelques semaines, celle-ci est rapidement devenu insalubre : de vieux plats gisaient par terre, au milieu des cours et des papiers. En novembre, l'administration a finalement décidé d'évacuer la chambre, et de la fermer à clef pour rénovations.
Par magie (!), il a été possible à certains de pénétrer dans la chambre par la suite, et de prendre les photos suivantes (avec, fort heureusement, parfois un peu de mise en scène):




Derrière cette dernière photo se cache une histoire amusante: au milieu de la nuit, l'une des attaches du lit du dessus avait lâché, et l'étudiant du dessus est tombé sur celui du dessous (si vous avez trouvé l'inverse, vous avez fait une erreur d'orientation). Par la suite, ceux-ci ont continué de dormir sur le-dît lit, les deux étant recroquevillés dans le coin le plus sûr.
En ce qui concerne le trou dans le mur, celui-ci est le souvenir de l'un des nombreux douchages survenus dans cette étage. Qu'est-ce qu'un douchage ? Voici un schéma en image de synthèse pour vous faire comprendre le procédé (l'auteur tient à préciser qu'il n'a jamais été impliqué dans de tels comportements, qu'il juge par ailleurs inadmissibles):

Une autre cérémonie, très courante également, est celle du dégondage : voici une seconde image de synthèse. Le visage du modèle ayant participé à la simulation a été masqué, de peur que l'on puisse imaginer qu'il ait pris part à de tels événements, qu'il juge par ailleurs inadmissibles:

Notons que l'administration a par ailleurs déclenché un important dispositif pour enrayer cette tradition immonde : toutes les personnes ayant été dégondées ont eu des permanences supplémentaires et des rapports.
Le couloir du troisième étage est vite devenu un lieu dangereux : voici une image (non truquée malheureusement), présentant un PO errant après la journée Panthère Rose (le visage a été flouté) :

En prépa, on vit des choses formidables...