Journal d'un taupin

11/01/10

Campagne BDE

À l'école nationale des Ponts et Chaussées, comme dans la plupart des écoles d'ingénieur, une campagne pour le BDE s'organise tous les ans.

Qu'est-ce que le BDE ? Il s'agit du bureau des élèves, l'association qui gère l'ensemble des groupes, clubs, associations de l'école. Avec un budget de 300 000€ par an, il est important que celle-ci soit confié à quinze élèves unis et motivés. Aussi, des élections sont organisées tous les ans... et une semaine de campagne vient ravir les étudiants.

Quatre jours de campagne, quatre jours de folies... Trois hotlines crèpes 24H/24 (appelez, vous êtes servis), des petits déjeuners au lit, des animations, jeux, courses, lots à gagner, quatre films de campagnes projetés en amphi-théatre, et trois repas par jours aux frais des candidats. Dans un élan de générosité, pour faire miroiter aux préparationnaires le bonheur qui les attend en fin de parcours, je suivrai en direct cet événement.

Ce soir, dimanche, 20H, la campagne est ouverte. Les listes se précipitent dans le hall de l'école pour y prendre les meilleures places, pour accrocher leurs tentures : voici, deux heures plus tard, le résultat des travaux:


















Quelques lignes maladroites

Il y a un an et demi, un futur faidherbard m'a contacté pour me poser des questions sur Faidherbe. Il était malade, et entamer une prépa lui aspirait des craintes, quant à sa capacité de suivre les cours et de supporter l'intégration. Le hasard a voulu qu'il devienne mon bizûth en HX4. Nous avons passé l'intégration ensemble, et il s'est montré être un très bon ami en classe, d'un grand courage (il n'a pas hésité à jeter des yaourts à la tête d'une puissance supérieure), et s'est admirablement battu pendant sa prépa.

L'inimaginable s'est produit avant-hier, je n'avais plus eu de nouvelles de lui depuis plus de six mois. J'ai voulu écrire ces quelques lignes maladroites, car c'est par le biais de ce site que nous nous sommes rencontrés ; nous sommes désormais tous bien seuls, bien tristes, avec un profond sentiment de nostalgie, et d'injustice.

09/12/09

Le couloir de la mort

Tout a-t-il changé à Faidherbe ? Non ! Fort heureusement, certaines choses semblent être immuables : les alarmes incendies plus fréquentes que les sonneries de cours, l'amour de M. Carpentier pour le créneau horaire 11H55 - 12H15, les douches et dégondages, la bêtise des HEC, les queues de la cantine, l'inutilité des khâgneux, les pommes de terre de la cantine, les rondes de Madame K le jeudi soir...

Mais malgré les changements, les rénovations, quelque chose n'a pas changé depuis que je l'ai connu (et habité pendant un an): le COULOIR DE LA MORT.

Le couloir de la mort, ou troisième étage du bâtiment G

Dit comme ceci, cela peut-être inquiétant. En réalité, notre couloir de la mort n'est rien d'autre que le troisième étage du bâtiment G. De mon temps (en 214 A.X.), il était inutile de rajouter "du bâtiment G" si l'on parlait du troisième étage, cela allait de soit.

Cet étage était (et reste, aujourd'hui encore) le dernier étage non rénové des internats faidherbards ; il se trouve que, de mon temps, il était occupé par les garçons de PCSI (et quelques MPSI isolés), réputés plus fêtards et perturbateurs que les autres.

Cet étage était dans un état déplorable ; encore cette année, une porte vitrée de douche s'est écroulée sur l'une de mes bizûthes prenant sa douche.


Comme le montrent les photos, l'état des chambres était assez médiocre. La pire d'entre elle était une chambre surnommée Sangatte. La raison en est simple: les quatre occupants de la chambre étaient étrangers, et celle-ci était dans un état pitoyable. Au bout de quelques semaines, celle-ci est rapidement devenu insalubre : de vieux plats gisaient par terre, au milieu des cours et des papiers. En novembre, l'administration a finalement décidé d'évacuer la chambre, et de la fermer à clef pour rénovations.

Par magie (!), il a été possible à certains de pénétrer dans la chambre par la suite, et de prendre les photos suivantes (avec, fort heureusement, parfois un peu de mise en scène):




Derrière cette dernière photo se cache une histoire amusante: au milieu de la nuit, l'une des attaches du lit du dessus avait lâché, et l'étudiant du dessus est tombé sur celui du dessous (si vous avez trouvé l'inverse, vous avez fait une erreur d'orientation). Par la suite, ceux-ci ont continué de dormir sur le-dît lit, les deux étant recroquevillés dans le coin le plus sûr.

En ce qui concerne le trou dans le mur, celui-ci est le souvenir de l'un des nombreux douchages survenus dans cette étage. Qu'est-ce qu'un douchage ? Voici un schéma en image de synthèse pour vous faire comprendre le procédé (l'auteur tient à préciser qu'il n'a jamais été impliqué dans de tels comportements, qu'il juge par ailleurs inadmissibles):


Une autre cérémonie, très courante également, est celle du dégondage : voici une seconde image de synthèse. Le visage du modèle ayant participé à la simulation a été masqué, de peur que l'on puisse imaginer qu'il ait pris part à de tels événements, qu'il juge par ailleurs inadmissibles:


Notons que l'administration a par ailleurs déclenché un important dispositif pour enrayer cette tradition immonde : toutes les personnes ayant été dégondées ont eu des permanences supplémentaires et des rapports.

Le couloir du troisième étage est vite devenu un lieu dangereux : voici une image (non truquée malheureusement), présentant un PO errant après la journée Panthère Rose (le visage a été flouté) :


En prépa, on vit des choses formidables...

Tout change...

J'ai été bien en peine de reconnaître mon lycée ; en quelques années, le vingt-et-unième siècle l'a rattrapé :

  • Les gros écrans du laboratoire de sciences industrielles (qui a d'ailleurs doublé en surface) ont été remplacé par des écrans-doubles plats
  • Le Maxpid, qui a l'époque était orange, est devenu jaune
  • De beaux rétroprojecteurs wifi ont fait leur apparition
  • La cantine sert moins de pom... désolé, c'est une erreur.
  • Les maîtres-internats ne sont plus des geôliers sans cœur
  • Les études, le soir, ne durent pas plus de deux heures, et ne sont pas obligatoires trois par semaine pendant toute l'année
  • J'ai eu 5 filles sur 45 élèves en première année dans ma classe, et 2/35 en deuxième. Le nombre de fille a respectivement triplé et quintuplé cette année, dans les deux classes respectives.
  • Les alarmes incendies ne... non, oubliez ça.
  • Le kebab qui m'a nourri pendant près de deux ans, Safine, a été racheté pendant les dernières vacances.
  • Les PSI* ne cachent plus leur attirail pour les festivités du mercredi ; ils ont une armoire offerte par l'administration, désormais.
  • Les 20 minutes ne sont plus distribués aux PSI*, le matin.
  • M. Carpentier n'est plus professeur en HX4.
  • Les caricatures merveilleuses du fond de la G006 ont disparues pendant les vacances.
  • Najar n'est plus chef des maîtres d'internat
Le temps passe...

07/12/09

Forum des écoles

J'avais fais des photos avec mon téléphone, mais en une semaine, je n'ai pas réussi à me procurer le câble de celui-ci, ni un adaptateur micro-SD.... il faudrait donc se contenter d'un texte sans images.

Chaque année, les infinis fraîchements intégrés reviennent l'espace d'une journée pour présenter leurs écoles aux bizûths admiratifs, et aux khârrés inquiets. Il faut avouer qu'en sup ou en spé, les taupins ne connaissent pas grand chose des grandes écoles. Celles-ci ne sont que des noms, plus ou moins prestigieux, et il faut aller à la rencontre des élèves pour ne pas avoir à faire confiance aveuglément aux classements de magazines lors de la constitution de la liste de vœux. Pour les infinis, c'est aussi la grande joie de revoir ses camarades de malheur prépa le long d'une longue journée ; nous ne nous étions pas revu depuis le départ aux oraux, en juin dernier.

Le lycée Faidherbe m'avait manqué ! Peu après neuf heures, j'ai bu le mythique café faidherbard qui nous était proposé avec presque la larme à l'oeil (mais peut-être pas uniquement à cause de l'émotion).

De 10H00 à 17H00, j'ai donc fidèlement tenu mon stand "Ponts et Chaussées", entre l'ENSTA et Centrale Lille. C'est un travail très pénible: il consiste à répéter plus ou moins la même chose, et répondre aux mêmes questions:

- "A l'Ecole Nationale des Ponts et Chaussées, vous faîtes autre chose que des Ponts ?"

- "Vous y faîtes quoi, aux Ponts et Chaussées ?"

- "Vous ne faîtes que du génie civil ?"

- "Est-ce que vous faîtes du génie civil ?"


J'ai donc pu m'amuser, pendant une journée entière, et répéter que "l'Ecole des Chaussées est la plus vieille école d'ingénieur civile du monde ; elle a été fondée plus d'un siècle avant la révolution industrielle, et à cette époque, il n'y avait pas grand chose d'autres que des ponts et des chaussées à construire, ce qui explique le nom".

Les élèves arrivés à 10H00 ont pu voir un discours passionné ; ceux de midi auront notés une légère baisse dans la motivation. Ceux de 16H30 se seront fait accueillir par un bref "Si vous avez des questions à poser, n'hésitez pas..."

A 17 heures, nous avons été invité en G006 où nos chers professeurs de PSI* nous attendait avec notre dernier apéro merci à eux ! Preuve de notre attachement, ceux-ci n'ont pas réussi à nous mettre à la porte avant 18H20. Petite déception toutefois ; notre professeur de S2I n'a pas pu venir ce vendredi.

Le temps de partir sur Lille pour un repas de khlâsse (où nous avons croisé des membres du KB des promotions 207 à 209), de se balader dans les rues Lilloises, de se faire traiter de "cul de paille" par de jeunes racailles devant les halles, de rentrer sous la bruine après le dernier métro... et me voici, au matin, reparti vers Paris.

21/11/09

Retour à Faidherbe !

Vendredi 20 novembre 2009 a eu lieu l'éternel Forum des Ecoles de Faidherbe. Ayant un jeudi après-midi vacant, j'ai pu prendre le premier TGV en direction de Lille-Flandres, et remonter dans le Nord pour la première fois depuis mon départ pour les oraux, en juin dernier.

Que d'émotions ! La sinistre banlieue nord parisienne fait rapidement place aux champs picards, puis aux terrils, et enfin aux maisons en brique rouge qui annoncent la métropole lilloise.


Le temps d'acheter quelques tickets de métro verts, de s'engouffrer en direction de Saint-Filibert, et de m'élancer depuis Porte de Douai vers le lycée. Mes khârrés 215 préférés forment un petit comité d'accueil ; il m'est demandé de raconter ma vie devant les bizûths 216 ravis de prolonger leur éternelle pause du jeudi.

Avec plusieurs infinis PSI*, nous rendons visite à Desrouss' et JPB, nos chers profs de spé durant la séance de TIPE. Un kebab et un repas à base de pomme de terre à la cantine plus tard, après avoir visité quelques internats, je pars me coucher pour me préparer à l'épreuve du lendemain... le forum.



 

09/11/09

Stage ouvrier à la SNCF

Le parcours de l'élève-ingénieur est parsemé de stages ; aux Ponts, il y en a trois: le stage ouvrier, le stage scientifique, et le stage d'ingénieur.

Cependant, contrairement aux autres écoles, le stage ouvrier a lieu très tôt : après une semaine de conférences d'ouverture, les étudiants fraîchement rentrés sont partis pour un mois de stage.

Le stage ouvrier, ou « stage d'immersion professionnelle en poste d'éxecutant » de façon plus politiquement correcte, permet de découvrir le monde du travail pendant un mois.

Certains sont partis travailler dans des supermarchés, d'autres sur des chantiers... j'ai pour ma part fini à la SNCF, au centre de maintenance de Villeneuve Saint-Georges, en tant qu'«opérateur de maintenance sur rame à grande vitesse».










Pendant un mois, j'ai été chargé de changer des assises de sièges, démonter du matériel de bord... et en fin de stage, de piloter des TGV (ou de les tracter) sur quelques kilomètres pour les changer d'une voie de garage à l'autre !

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